"Wow, je voulais juste te dire que j'aime vraiment ton énergie"
"Elle est belle hein, Sophie! Elle est pas juste belle, c'est tout ce qu'elle dégage qui m'attire..."
"Ta présence va devenir un request dans les partys!"
"Je comprends pas comment je ne t'ai pas remarquée avant"
C'est pas moi qui le dit. C'est ce que je peux entendre au cours d'une même soirée, par des gens qui me sont complètement étrangers.
Je suis consciente de l'effet que je peux faire aux gens, même si souvent, je ne vois pas tant ce que j'ai de plus que quiconque.
Mais des phrases comme celle là, j'en sème un peu partout où je vais. Sans parler des non-dits, des sous-entendus, des regards et des tentatives de rapprochement. Je dois avoir une forte dose d'ions négatifs (ou bien positifs, la physique, c'est pas mon truc) pour attirer tous ces gens là.
Malgré que la majorité de ces commentaires seront accueillis avec un merci, sans plus, il est inévitable qu'à l'occasion, je tombe moi même sous le charme de la personne qui me les envoie.
Si je n'étais pas dépendante affective comme je le suis, probablement que je finirais juste par m'enfler la tête et utiliser ce pouvoir de séduction comme bon me semble, au dépends des gens.
Mais ma dépendance pousse tout ça à un autre niveau. Comme j'aime m'entourer de gens intéressants, mon cerveau me dicte que je dois entretenir avec eux une relation prévilégiée. Ca doit être la raison pour laquelle je me fais des amis aussi facilement.
Le problème, je le rencontre lorsque dans mon petit coeur de dépendante affective, je vois encore plus loin que de l'amitié. Lorsque la personne et moi avons tellement d'affinités, que je me vois déjà transformer cet amitié indéniable, en amour vrai.
J'ai toujours eu le coeur volage. Je tombe facilement amoureuse. Et la vie a le don d'envoyer un maximum de personne avec qui je peux facilement tomber amoureuse dans ma direction.
Et, étant de nature spontanée et impulsive, je m'accroche très souvent à cette dose d'amour qui s'échange entre moi et une autre personne, et me permet de rider la vague jusqu'au bout.
Ce serait beau, si, à la fin, je pouvais cibler mon choix sur quelqu'un, sans jamais avoir de pensées pour une des autres personnes qui est venue prendre une place de choix dans mon coeur. Mais ce n'est pas le cas. D'être aussi bien entourée, et d'être aussi égoiste et dépendante affective me dicte de tout garder pour moi et de rider plusieurs vagues en même temps - la vie a tellement de belles choses en réserve pour moi.
Le problème c'est qu'à la fin, ça se retourne contre moi. Indirectement, car même lorsque je crois que tout va s'écrouler, non, mes forteresses acceuillent le coup sans broncher, laissant seulement l'autre personne impliquée se heurter le coeur et le voir tomber en mille miettes. Même si je suis égoiste, une partie de cet égoisme est assez altruiste, car si je désire garder tout ce beau monde à mes cotés, je dois définitivement les garder heureux. Ça se retourne donc contre moi, dans la mesure où, autant je peux rendre les gens heureux, autant je peux détruire leur petit monde d'un coup, en leur laissant savoir que j'ai besoin de suivre le courant de plusieurs océans en même temps, et en leur laissant savoir que même si je trouve qu'ils/elles sont de belles personnes, que malheureusement on dirait qu'elles ne m'apportent pas ce que moi je peux bien leur apporter...
Mes exs me disent qu'ils en trouveront jamais une autre comme moi. J'aimerais bien leur dire le contraire, les rassurer, leur faire voir ce que moi je vois en moi qui n'est pas si beau, ils ne bronchent pas et continuent à me mettre sur un pied d'estale.
Comme je l'ai dit plus haut, ce serait facile d'englober tous ces faits là dans mon baluchon, et de me foutre de la gueule de ceux qui m'entourent et m'admirent, mais comme j'ai le coeur très gros, et que je suis quelqu'un de très émotive, et que la rationalité est quelque chose que je connais seulement dans la fiction...... Je ne peux pas. Je suis ce que mon coeur me dicte et je profite de tous les beaux moments que la vie a à m'offrir, au risque qu'après, je fasse de la peine aux gens que j'aime.
Ce qui me dépasse surtout, c'est à quel point je suis capable de me détacher de ces moments. Certes, ça m'est entièrement désagréable de blesser ceux que j'aime, c'est ma principale source de douleur et de désagrément dans la vie, les fois où j'ai le plus pleuré de ma vie étaient parce que j'avais fait de la peine à quelqu'un qui m'est cher.... reste que j'arrive malgré tout à retourner à mes activités très facilement, que ça arrête de m'affecter dès qu'un autre plaisir est proche....
Récemment, je me disais que pour comprendre, pour grandir, pour changer, il faudrait que tout s'écroule à mes pieds, que tous les oeufs que j'ai placés et cachés dans mille différents paniers cassent tous en même temps, que je me retrouve pour la première fois de ma vie démunie, et seule, seule pour de vrai, plus d'amis, plus de je t'aime.
Mais autant ce serait la solution, autant je ne vois pas cela arriver d'ici tôt, et si par un hasard des plus fou cette situation viendrait à arriver, je ne suis pas certaine d'être capable de passer au travers. Soit j'en mourrais, soit je deviendrais une énorme loque insensible et catatonique, un exposant mille de ce que je suis déjà lorsque je suis seule, entre deux rencontres avec des gens qui me sont chers.
La seule chose que je puisse faire pour l'instant, est d'essayer de doser mes ''je t'aime'' d'essayer de les limiter, jusqu'à les érradier, de prévenir les gens de ne pas tomber amoureux de moi, d'éviter les situations ou les sentiments sont plus forts que l'objectivité de la personne en face de moi, et peut-être qu'enfin, je pourrai devenir ce que tout le monde pense que je suis, quelqu'un de formidable et d'irremplaçable, qui ne blesse jamais personne.
mercredi 9 septembre 2009
jeudi 23 octobre 2008
Parce que c'est juste ici...
Parce que c'est juste ici ou j'ai l'impression que personne me lit, et que je peux venir me défouler sur quelque chose de tout à fait absurde.
Hier, la fille que mon copain et moi convoitons, a fait faux bond. Elle a décidé de partir avec un autre prétendant qui la charme intensément, et ça m'a blessé plus que ça aurait dû.
En théorie, je n'aurais pas du tout à me plaindre.
Il y a deux semaines, elle est venu baiser chez nous, et c'était vraiment super. Le genre de trip qu'on s'est dit qu'on referait pour sur.
Sinon, j'ai déjà la chance d'être complètement amoureuse, d'un homme impeccable et super, qui m'aime tout autant, et avec qui je suis vraiment bien.
Mais pourquoi ça me fait autant chier qu'elle ait fait faux bond hier? Il n'y avait rien d'écrit non plus, rien d'assuré, mais j'ai fait l'erreur de prendre les choses pour aquis.
Et ça, c'est complètement ma faute.
Et je m'en veux pour ça.
Surtout que j'ai peutêtre grossièrement affaibli nos chance qu'il se produise quelque chose à nouveau, en lui écrivant deux emails démontrant peut-être un peu trop d'intensité à son égard.
Criss, je suis pourtant pas amoureuse d'elle! Mais je suis fuckin' jalouse du dude qui a eu la chance de la raccompagner chez elle, et de jaser avec elle dans son char jusqu'à 6hrs du mat, sans qu'il ne se produise rien de sexuel.
Moi aussi, j'aurais passé la nuit sur son épaule à la caresser doucement et à parler.
J'ai quasiment peur d'être justement en train de développer des sentiments plus profonds à son égard, alors que damn, je suis fuckin amoureuse de mon copain.
Je veux tout pour moi.
Et pour cela, je me déteste.
Hier, la fille que mon copain et moi convoitons, a fait faux bond. Elle a décidé de partir avec un autre prétendant qui la charme intensément, et ça m'a blessé plus que ça aurait dû.
En théorie, je n'aurais pas du tout à me plaindre.
Il y a deux semaines, elle est venu baiser chez nous, et c'était vraiment super. Le genre de trip qu'on s'est dit qu'on referait pour sur.
Sinon, j'ai déjà la chance d'être complètement amoureuse, d'un homme impeccable et super, qui m'aime tout autant, et avec qui je suis vraiment bien.
Mais pourquoi ça me fait autant chier qu'elle ait fait faux bond hier? Il n'y avait rien d'écrit non plus, rien d'assuré, mais j'ai fait l'erreur de prendre les choses pour aquis.
Et ça, c'est complètement ma faute.
Et je m'en veux pour ça.
Surtout que j'ai peutêtre grossièrement affaibli nos chance qu'il se produise quelque chose à nouveau, en lui écrivant deux emails démontrant peut-être un peu trop d'intensité à son égard.
Criss, je suis pourtant pas amoureuse d'elle! Mais je suis fuckin' jalouse du dude qui a eu la chance de la raccompagner chez elle, et de jaser avec elle dans son char jusqu'à 6hrs du mat, sans qu'il ne se produise rien de sexuel.
Moi aussi, j'aurais passé la nuit sur son épaule à la caresser doucement et à parler.
J'ai quasiment peur d'être justement en train de développer des sentiments plus profonds à son égard, alors que damn, je suis fuckin amoureuse de mon copain.
Je veux tout pour moi.
Et pour cela, je me déteste.
mardi 1 juillet 2008
Bonheur!!!
Je suis vraiment heureuse.
Le même genre de bonheur sautillant que quand mon amoureux m'a rappelée pour la première fois, pour me dire que oui, il aimerait bien qu'on se voit plus tot que prévu.
Un bonheur très enfantin, qui donne le goût de crier à tout le monde que RAHHHH FUCK YOU ALL MOI JE SUIS HEUREUSEEEUH!
J'ai enfin la job que je désirais.
Je vais travailler autour de coiffeuses que j'admire, et dans une ambiance des plus agréables.
Bien que je commencerai comme technicienne - pas le choix, et c'est mieux comme cela, j'aurai le temps de m'adapter comme il faut à tous ces nouveaux produits et environnement - je sais que j'aurai énormément de plaisir et que je vais enfin monter de niveau, apprendre de nouvelles choses/techniques, et évoluer dans ce métier que j'aime tant.
Je commence le 23 juillet. Tout déboule plus tôt que prévu et ça me fout le sourire au lèvre comme si c'était la première fois en 1000 ans qu'il m'arrivait quelque chose de bien!
J'ai ma soirée de congé en plus, pour décompresser et apprécier tous ces élans de bonheur, entourée d'une bière et du soleil.
Je crois rêver.
J'espère que la vibe de happiness ne s'éteindra pas trop tôt.......
À suivre...
Le même genre de bonheur sautillant que quand mon amoureux m'a rappelée pour la première fois, pour me dire que oui, il aimerait bien qu'on se voit plus tot que prévu.
Un bonheur très enfantin, qui donne le goût de crier à tout le monde que RAHHHH FUCK YOU ALL MOI JE SUIS HEUREUSEEEUH!
J'ai enfin la job que je désirais.
Je vais travailler autour de coiffeuses que j'admire, et dans une ambiance des plus agréables.
Bien que je commencerai comme technicienne - pas le choix, et c'est mieux comme cela, j'aurai le temps de m'adapter comme il faut à tous ces nouveaux produits et environnement - je sais que j'aurai énormément de plaisir et que je vais enfin monter de niveau, apprendre de nouvelles choses/techniques, et évoluer dans ce métier que j'aime tant.
Je commence le 23 juillet. Tout déboule plus tôt que prévu et ça me fout le sourire au lèvre comme si c'était la première fois en 1000 ans qu'il m'arrivait quelque chose de bien!
J'ai ma soirée de congé en plus, pour décompresser et apprécier tous ces élans de bonheur, entourée d'une bière et du soleil.
Je crois rêver.
J'espère que la vibe de happiness ne s'éteindra pas trop tôt.......
À suivre...
mardi 10 juin 2008
Cuts burns and tears
Ca faisait très longtemps. Très très longtemps.
La mort revient dans mon esprit à chaque seconde. Ce serait tellement moins compliqué.
Je suis faible, lâche, et impuissante.
Je fais mal a ceux que j'aime. Je me fais mal. J'ai mal.
Je pleure. Je souffre. J'ai envie de dormir pour toujours.
J'ai mal à la tête. Je me trouve affreuse. J'ai le visage bouffi rouge, je morve, j'ai les yeux de la même couleur que mon sang. Je travaille dans une heure.
Je fais des efforts. Je me tue à faire des efforts. Je veux faire des efforts. Je veux qu'on soit bien.
Je ne peux pas changer qui je suis. Je ne peux pas changer les autres.
Je ne peux pas tourner ma langue plus que 7 fois dans ma bouche. Pourtant, c'est pas suffisant.
Je ne pourrai plus jamais retrouver ce bonheur, le pur, le vrai. Celui que des milliers de personnes ne connaitront jamais. C'est en l'ayant gouté qu'on se rend compte à quel point faut le garder.
Sinon c'est foutu.
Je suis foutue.
J'ai vraiment juste envie de mourir.
La mort revient dans mon esprit à chaque seconde. Ce serait tellement moins compliqué.
Je suis faible, lâche, et impuissante.
Je fais mal a ceux que j'aime. Je me fais mal. J'ai mal.
Je pleure. Je souffre. J'ai envie de dormir pour toujours.
J'ai mal à la tête. Je me trouve affreuse. J'ai le visage bouffi rouge, je morve, j'ai les yeux de la même couleur que mon sang. Je travaille dans une heure.
Je fais des efforts. Je me tue à faire des efforts. Je veux faire des efforts. Je veux qu'on soit bien.
Je ne peux pas changer qui je suis. Je ne peux pas changer les autres.
Je ne peux pas tourner ma langue plus que 7 fois dans ma bouche. Pourtant, c'est pas suffisant.
Je ne pourrai plus jamais retrouver ce bonheur, le pur, le vrai. Celui que des milliers de personnes ne connaitront jamais. C'est en l'ayant gouté qu'on se rend compte à quel point faut le garder.
Sinon c'est foutu.
Je suis foutue.
J'ai vraiment juste envie de mourir.
dimanche 20 avril 2008
Tout baigne
Ca fait deux semaines que je pense à écrire un nouveau blog, question de faire descendre le dernier, qui était soi-disant assez déprimant.
Sauf que chaque fois que l'envie d'écrire me prenait, c'était pour raconter des malheurs. Tout ce qui me passait par la tete *quand j'avais envie d'écrire, on s'entend* c'est des trucs qui auraient commencés par:
'' Mon chum est malheureux.''
ou encore
'' Ma meilleure amie vient de se faire apprendre quelque chose de grave''
ou même
'' Ma mère va mal parce que son chum est vraiment malade''
Donc je suis restée silencieuse, car j'ai envie d'éviter les choses malheureuses ces temps ci.
Depuis la dernière fois, un de mes deux soucis s'est temporairement réglé: J'ai des sous dans mes poches. Jusqu'à quand, je sais pas, mais pour l'instant, on stresse pas.
Aujourd'hui, au travail, j'ai rendu des gens heureux.
Je crois que tout le monde qui est passé sur ma chaise aujourd'hui a passé une meilleure journée grâce à moi (sauf peut être le petit Thomas, qui bouge tout le temps, mais sa mère était heureuse). Faut se lancer les fleurs qu'on mérite, et sérieux, aujourd'hui, je les mérite.
C'est dur desfois absorber le motton du monde.
J'ai eu une cliente qui est arrivée en retard (mon premier réflexe est de la ''chicaner''. C'est à dire lui informer que toutes les minutes sont importantes en coiffure). Par contre, quand elle m'a dit qu'elle était en retard parce que son chum venait de la laisser, là, 10 minutes plus tot, j'étais assommée. Elle pleurait par intermitence - avec raison - lors de son service, mais elle est sortie avec un énorme sourire, en me remerciant pour tout et tout.
Ca fait chaud au coeur.
Pourtant, lorsqu'elle quitte, moi j'ai la mine basse. J'absorbe. Je suis une éponge à malheur. Mais c'est correct. Elle avait vraiment une belle tête en sortant. Tout le méchant était rendu sur le plancher, dans le porte poussière, dans la poubelle, et dans ma tête.
Ensuite, un peu plus tard dans la journée, j'ai eu une cliente, avec la queue de cheval grosse comme mon bras (et j'exagère pas, mais j'ai des ptits bras), que ça faisait 1 an qu'elle avait pas coupé ses cheveux, et qui m'a dit qu'elle n'avait jamais eu vraiment de coupe de cheveux. À chaque fois qu'elle est allée chez le coiffeur de sa vie, on lui avait ramené la masse sur son dos, et coupé droit droit droit comme un balais. Même pas un carré enveloppant, droit laid. Et avec l'épaisseur de cheveux qu'elle avait (grosse comme mon bras), c'était juste horrible. De plus, ses cheveux blancs avaient tout absorbé le tabac consommé depuis je dirais environ 6 ans (vu la longueur de ses cheveux), sérieux, ils étaient jaune pisse dans les pointes - et ça sentait d'ailleurs une forte forte forte odeur de tabac qui m'écœurait même si je fume un paquet par jour.
Bref, j'y ai fait la plus belle coupe du monde.
(pour son visage, ses traits, son cheveu et son age - on s'entend)
Yeah.
Sauf que chaque fois que l'envie d'écrire me prenait, c'était pour raconter des malheurs. Tout ce qui me passait par la tete *quand j'avais envie d'écrire, on s'entend* c'est des trucs qui auraient commencés par:
'' Mon chum est malheureux.''
ou encore
'' Ma meilleure amie vient de se faire apprendre quelque chose de grave''
ou même
'' Ma mère va mal parce que son chum est vraiment malade''
Donc je suis restée silencieuse, car j'ai envie d'éviter les choses malheureuses ces temps ci.
Depuis la dernière fois, un de mes deux soucis s'est temporairement réglé: J'ai des sous dans mes poches. Jusqu'à quand, je sais pas, mais pour l'instant, on stresse pas.
Aujourd'hui, au travail, j'ai rendu des gens heureux.
Je crois que tout le monde qui est passé sur ma chaise aujourd'hui a passé une meilleure journée grâce à moi (sauf peut être le petit Thomas, qui bouge tout le temps, mais sa mère était heureuse). Faut se lancer les fleurs qu'on mérite, et sérieux, aujourd'hui, je les mérite.
C'est dur desfois absorber le motton du monde.
J'ai eu une cliente qui est arrivée en retard (mon premier réflexe est de la ''chicaner''. C'est à dire lui informer que toutes les minutes sont importantes en coiffure). Par contre, quand elle m'a dit qu'elle était en retard parce que son chum venait de la laisser, là, 10 minutes plus tot, j'étais assommée. Elle pleurait par intermitence - avec raison - lors de son service, mais elle est sortie avec un énorme sourire, en me remerciant pour tout et tout.
Ca fait chaud au coeur.
Pourtant, lorsqu'elle quitte, moi j'ai la mine basse. J'absorbe. Je suis une éponge à malheur. Mais c'est correct. Elle avait vraiment une belle tête en sortant. Tout le méchant était rendu sur le plancher, dans le porte poussière, dans la poubelle, et dans ma tête.
Ensuite, un peu plus tard dans la journée, j'ai eu une cliente, avec la queue de cheval grosse comme mon bras (et j'exagère pas, mais j'ai des ptits bras), que ça faisait 1 an qu'elle avait pas coupé ses cheveux, et qui m'a dit qu'elle n'avait jamais eu vraiment de coupe de cheveux. À chaque fois qu'elle est allée chez le coiffeur de sa vie, on lui avait ramené la masse sur son dos, et coupé droit droit droit comme un balais. Même pas un carré enveloppant, droit laid. Et avec l'épaisseur de cheveux qu'elle avait (grosse comme mon bras), c'était juste horrible. De plus, ses cheveux blancs avaient tout absorbé le tabac consommé depuis je dirais environ 6 ans (vu la longueur de ses cheveux), sérieux, ils étaient jaune pisse dans les pointes - et ça sentait d'ailleurs une forte forte forte odeur de tabac qui m'écœurait même si je fume un paquet par jour.
Bref, j'y ai fait la plus belle coupe du monde.
(pour son visage, ses traits, son cheveu et son age - on s'entend)
Yeah.
samedi 5 avril 2008
Boulette
Je suis vraiment de mauvaise humeur ce soir, et sans raison super apparente.
Je suis sortie manger avec mes collègues, au même resto où nous étions allés au mois de décembre. C'était cool, autant de potinages et discussions interminables, mais je sais pas pourquoi, je rentre chez nous en beau maudit.
Je suis un peu tannée de travailler aussi fort, et de finir que dans le fond, j'ai attendu ma paie 4 jours, je l'ai eue tantot, j'ai eu le temps de me payer un souper à 15$ et un 3.5 (de drogue, oui) à 25$, pis calisse, j'ai juste assez pour mon loyer (note à moi-même: on est le 5)
Pourtant, si j'arrive à me donner un jour de congé par semaine, c'est bon.
Je comprend pas.
Tsé, j'ai les larmes aux yeux, mais les sourcils froncés, sachant pas trop si jsuis triste ou en criss.
Le pire, c'est que les sous que je fais, c'est bien, mais j'aurais jamais été capable de payer le loyer si le copain de ma mère ne m'avais pas donné un beau billet brun l'autre jour (ce qui était super inattendu et gentil, d'ailleurs).
Criss, je l'aime ma job. Je l'aime tellement que jme ruine pour cette job là. Parce que moi, en tant que fille qui l'a eu dur coté cash toute sa vie, jme sens mal de charger un teinture pour plus que ca vaut. Mais avec le temps qui passe, jme rend compte qu'en faisant sauver des sous au monde (parce que je suis tellement gentille), non pas j'en fais pas, mais j'en perd en plus. Ma job me fait perdre des sous.
Je capote.
Pour changer de sujet, mais pour rester dans la déprime, l'autre jour je suis tombée sur un vidéoclip super niaiseux de Christina Aguilera. L'histoire est simple: Une fillette, son papa, un fil de fer, un papa qui aide sa fillette a se rendre au bout de ses rêves, la gloire, et la non-reconnaissance. Ni-ai-seux!!!
Pourtant, j'ai pas pu retenir mes larmes (qui d'ailleurs se mettent a couler encore maintenant) les deux fois que je l'ai regardé.... La première fois, j'ai juste tellement pas compris pourquoi je pleurais. La deuxième, c'était plus clair.
Si ya une chose que j'ai pas eu dans ma vie, c'est un papa.
J'ai toujours crié haut et fort, croyant que c'était la vérité, que de toute facon, je voulais rien savoir d'un bonhomme qui a fécondé ma mère sans vouloir savoir qui j'étais.
Pourtant, 20 ans plus tard, en regardant un vidéo de marde cul-cul, je me suis rendue compte que, calisse, la petite fille avait donc l'air heureuse dans les bras de son papa, et que calisse que j'aimerais ca aller, moi aussi, dans les bras de mon papa.
Mon papa. Expression que j'ai jamais utilisée et qui me brise le coeur d'écrire. Sincèrement. Juste d'écrire ces mots, ca me fait tellement de mal.
Pis pourquoi, calisse, que c'est maintenant que je m'en rends compte??? Ma psy aurait pas pu y penser quand j'avais 16 ans?
Ca fait que voilà, je pleure, je souffre, je suis en criss pis je suis pauvre. Ca va mal à'a shop.
Je sais pas ce que je vais faire avec ca. Depuis que j'ai pris conscience de mon manque de papa, c'est pas des farces, j'ai les yeux mouillés dès que je vois un papa pis une petite fille. Je sais pas quoi faire.
C'est pas comme si je pouvais le faire revivre de ses cendres. Pis même si je pouvais, il voudrait rien savoir de moi anyway.
Je me rappelle avoir écrit ici que j'avais besoin du calin de ma maman.... Et je suis directement allée le chercher après l'avoir écrit. Mais qu'est-ce que je fais si maintenant, c'est le calin d'un papa que je veux?
Je pleure? c'est fait
Je fume un bat? bonne idée....
.......
Je suis sortie manger avec mes collègues, au même resto où nous étions allés au mois de décembre. C'était cool, autant de potinages et discussions interminables, mais je sais pas pourquoi, je rentre chez nous en beau maudit.
Je suis un peu tannée de travailler aussi fort, et de finir que dans le fond, j'ai attendu ma paie 4 jours, je l'ai eue tantot, j'ai eu le temps de me payer un souper à 15$ et un 3.5 (de drogue, oui) à 25$, pis calisse, j'ai juste assez pour mon loyer (note à moi-même: on est le 5)
Pourtant, si j'arrive à me donner un jour de congé par semaine, c'est bon.
Je comprend pas.
Tsé, j'ai les larmes aux yeux, mais les sourcils froncés, sachant pas trop si jsuis triste ou en criss.
Le pire, c'est que les sous que je fais, c'est bien, mais j'aurais jamais été capable de payer le loyer si le copain de ma mère ne m'avais pas donné un beau billet brun l'autre jour (ce qui était super inattendu et gentil, d'ailleurs).
Criss, je l'aime ma job. Je l'aime tellement que jme ruine pour cette job là. Parce que moi, en tant que fille qui l'a eu dur coté cash toute sa vie, jme sens mal de charger un teinture pour plus que ca vaut. Mais avec le temps qui passe, jme rend compte qu'en faisant sauver des sous au monde (parce que je suis tellement gentille), non pas j'en fais pas, mais j'en perd en plus. Ma job me fait perdre des sous.
Je capote.
Pour changer de sujet, mais pour rester dans la déprime, l'autre jour je suis tombée sur un vidéoclip super niaiseux de Christina Aguilera. L'histoire est simple: Une fillette, son papa, un fil de fer, un papa qui aide sa fillette a se rendre au bout de ses rêves, la gloire, et la non-reconnaissance. Ni-ai-seux!!!
Pourtant, j'ai pas pu retenir mes larmes (qui d'ailleurs se mettent a couler encore maintenant) les deux fois que je l'ai regardé.... La première fois, j'ai juste tellement pas compris pourquoi je pleurais. La deuxième, c'était plus clair.
Si ya une chose que j'ai pas eu dans ma vie, c'est un papa.
J'ai toujours crié haut et fort, croyant que c'était la vérité, que de toute facon, je voulais rien savoir d'un bonhomme qui a fécondé ma mère sans vouloir savoir qui j'étais.
Pourtant, 20 ans plus tard, en regardant un vidéo de marde cul-cul, je me suis rendue compte que, calisse, la petite fille avait donc l'air heureuse dans les bras de son papa, et que calisse que j'aimerais ca aller, moi aussi, dans les bras de mon papa.
Mon papa. Expression que j'ai jamais utilisée et qui me brise le coeur d'écrire. Sincèrement. Juste d'écrire ces mots, ca me fait tellement de mal.
Pis pourquoi, calisse, que c'est maintenant que je m'en rends compte??? Ma psy aurait pas pu y penser quand j'avais 16 ans?
Ca fait que voilà, je pleure, je souffre, je suis en criss pis je suis pauvre. Ca va mal à'a shop.
Je sais pas ce que je vais faire avec ca. Depuis que j'ai pris conscience de mon manque de papa, c'est pas des farces, j'ai les yeux mouillés dès que je vois un papa pis une petite fille. Je sais pas quoi faire.
C'est pas comme si je pouvais le faire revivre de ses cendres. Pis même si je pouvais, il voudrait rien savoir de moi anyway.
Je me rappelle avoir écrit ici que j'avais besoin du calin de ma maman.... Et je suis directement allée le chercher après l'avoir écrit. Mais qu'est-ce que je fais si maintenant, c'est le calin d'un papa que je veux?
Je pleure? c'est fait
Je fume un bat? bonne idée....
.......
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