jeudi 15 novembre 2007

Je suis coordinatrice en traduction - et coiffeuse.

Donc... Me voici dans mon entre deux...

J'arrive du bureau, ca fait 8 heures que je bosse comme une petite souris dans mon mini cubicule - que je dois partager avec nulle autre que ma mère - à faire des niaiseries pour lesquelles j'ai toujours un doute quand je pense au salaire que je fais pour faire ça.

J'arrive, mais je repars. J'ai eu le temps de fumer deux cigarettes en une demi-heure (faut bien remettre le taux de nicotine à son plein), de vérifier mes courriels, et j'ai juste à peine le temps d'écrire un petit blog, pour me dire que j'ai mon moment à moi, et je repars.

Je repars pour faire quelque chose que j'aime, heureusement. Je m'en vais couper les cheveux à l'ami sympa de mon amie. Couper ses cheveux. C'est toujours étrange le lien de confiance qui se crée lorsque je rencontre un nouveau ''client''. On se connaît à peine, mais pourtant, quasiment automatiquement, il croit, il estime que je serai à la hauteur pour lui faire une plus belle tête que la dernière. C'est toujours flatteur, mais toujours stressant. La première fois.

La première fois que j'ai coupé des cheveux - mis a part mon toupet que j'ai toujours coupé moi-même, et qui a souvent été très laid - je m'en rappelle comme si c'était hier. J'étais dans un cours de journalisme, mais les cours de journalisme étaient plutot un fouttoir de n'importe quoi. Soudainement, une collègue avait envie d'une nouvelle tête. Donc en plein milieu de la classe, je lui ai dit que j'allais lui couper les cheveux. Et je l'ai fait, avec des petits ciseaux à papier au bout rond. Et c'était beau. Et j'étais dont fière de moi. Et je le disais dont à tout le monde que c'était moi, qui lui avait coupé les cheveux avec un ciseau à bout rond.

Donc me voilà, qui repars pour aller explorer une nouvelle tête, sentir son potentiel, et créer ce que j'appelle mon art éphémère. Je suis devenue bien meilleure, heureusement.

J'ai réussi à me débloquer un peu ma journée de samedi, je sens que je pourrai un peu plus respirer. Bonne nouvelle.

Les gens sont déprimant, les gens sont déprimés. Vive le mois de novembre.

Dans trois jours, je fête l'anniversaire de l'aggression que j'ai vécu l'année dernière. Les gens sont fous au mois de novembre. Une chance que j'ai le coeur solide... peut-être pas tant que ça.

Mais bon, au moins, j'ai eu mon chèque, quand tout va mal, je sais qu'au moins, je peux savourer un café, focuser sur mes pensées. Au moins.

À dans quelques heures, j'ai le sentiment que j'aurai quelque chose d'intéressant à raconter.

Aucun commentaire: