Je suis encore pas allée travailler aujourd'hui. Même si j'ai appellé ce matin en confirmant que je serais là.
J'ai préféré me cacher dans la noirceur de mes couvertures, pour essayer de faire en sorte que cette journée de merde passe le plus vite possible. Cette journée de merde, qui il y a un an jour pour jour était une autre journée de merde.
Je me suis fait agressé, à pareille date, l'année derniere. Pas une grosse aggression - j'ai écopé le pire, pas de pénis est entré par effraction dans mon petit vagin, mais un gros voile noir est venu se poser sur ma lumière cette journée là. Le monde est dégueulasse. Il l'a toujours été, et il le sera toujours. Et pourquoi j'ai comprit ca cette journée là? Je sais pas. Et pourquoi aujourd'hui revient me hanter comme ca? Je sais pas non-plus.
Je pleure. Je pleure comme une fille qui n'a pas pleuré assez la première fois. Car oui, ca fait un an que je reste forte et stoïque par rapport à ca, que je crie quasiment à tout le monde que c'est pas grave, que c'était juste une petite affaire, que ca aurait pu etre tellement pire, et qu'heureusement, je suis TELLEMENT FORTE PSYCHOLOGIQUEMENT que ca m'atteint pas autant que ça l'aurait fait pour d'autres.
Mais non. Aujourd'hui je me rend compte de ma vulnérabilité, je suis entrain de me noyer sous des larmes qui auraient du couler un an plus tot.
Journée à detester, journée à fast-fowarder.
Je crois que je vais courir chez ma mère, j'ai besoin d'un méchant gros calin, et c'est juste une maman qui peut donner ca.
Je pleure.
Vraiment trop.
lundi 19 novembre 2007
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